Revenir à la Terre-Mère
Quand je suis prise dans une tempête, je me rends compte combien il est facile de me laisser emporter.
Je peux rapidement me perdre dans ce tourbillon en portant d’abord mon attention sur les “causes extérieures” de la situation.
Mon mental adore ressasser le passé et imaginer des problèmes futurs.
A cet instant-là, je ne suis plus dans mon corps. Je ne suis plus reliée, ni à la Terre ni au ciel.
Cela me fatigue de croire que ce qui ne fait qui passer est une vérité absolue.
A l’inverse, au moment où la tempête arrive, je peux choisir de focaliser mon attention sur le cœur de mon être. Je peux m’appuyer sur mes sensations physiques pour rester ancrée dans la réalité de l’instant.
Je deviens alors l’arbre, centré et enraciné, qui peut tanguer au gré du vent, sans pour autant perdre sa nature. Je peux ainsi observer et accueillir ce qui est, sans croire que je suis déterminée par l’extérieur.
Je peux ainsi laisser la Vie me transformer… plus vivante après chaque tempête.
En me connectant à la lumière qui se trouve au cœur de moi-même, je m’ouvre à l’énergie de guérison, et je chemine.
Je reviens à ce qui est, à celle que je suis, à partir de mon cœur et non pas de mon mental. Je peux enfin me reposer.
Hélène Brazil
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Comment tout cela résonne en vous?
Quels sont vos doutes, vos peurs ou vos croyances bloquantes?
Vous sentez-vous libre?
“Si vous avez du désespoir dans votre cœur, ouvrez-le à la paix et à l’énergie de pleine conscience de la sangha (communauté).
Nous n’avons pas besoin de rester comme une goutte d’eau.
Nous nous asseyons ici pour laisser l’énergie collective nous entourer et porter notre souffrance.
En étant ici et détendus, nous devenons la rivière”.
—Thich Nhat Hanh, extrait de Body and Mind Are One
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