Présentes en 2022

Présentes en 2022

Présentes en 2022

 

Pour cette nouvelle année, je nous invite à ralentir, à prendre des temps de retraite, de respiration… et du temps à écouter le silence.

 

Pour cette nouvelle année, je me souhaite, et je nous souhaite, d’être présents.

 

La présence c’est accueillir ce qui est, simplement. Et si je me vois en train de penser, commenter, ou juger, je peux accueillir cela, simplement.

 

Soyons présents d’abord à ce qui est : en nous et autour de nous, à chaque instant, et laissons ensuite monter l’action à partir de cette présence.

 

Restons présents ensuite pendant le déroulement de l’action, sans que les yeux soient fixés sur “un résultat”. La fin c’est déjà le chemin… et d’autres possibilités se dévoilent souvent en cours de route.

 

Pour cette nouvelle année 2022, peut-être que nous pourrions ne pas prendre de « grandes résolutions », ne pas tenter de nous fixer d’objectifs inatteignables.

 

Peut-être nous pouvons ne pas tout voir en termes de “bien” ou de “mal”…

 

Bien sûr, j’ai des préférences ou des désirs spécifiques. Mais plutôt que de ‘pousser le bouchon’ pour qu’ils se réalisent, je peux me laisser guider par les événements, mes intuitions et la réalité telle qu’elle se dévoile dans l’instant.

 

En étant présente, je deviens libre de mes conditionnements et réactions automatiques. En étant présent, je peux faire confiance à l’Univers.

 

Dans cette présence qui est la simplicité même et la source de toute ‘foi’, je vois que les portes s’ouvrent vers plus de paix et de joie.

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 Au plaisir de partager et d’expérimenter ensemble cette Présence,

 

 

Hélène Brazil

 

Liberté : Intérieure ou extérieure ?

Liberté : Intérieure ou extérieure ?

Liberté : Intérieure ou extérieure ?

 

Je peux trouver que ma liberté individuelle est actuellement réduite sous prétexte de santé collective.

 

Je peux facilement me laisser envahir par des sentiments d’isolement.

 

Je peux entretenir des pensées : “c’est injuste !”, “je ne peux pas accepter cela”, je suis incapable de supporter cela”.

 

Je peux même me plaindre ou essayer de convaincre les autres du bien fondé de ma misère.

 

Plus je cherche à vouloir changer ce sur quoi je n’ai aucun pouvoir, plus je m’épuise.

 

En bref, je peux, simplement, refuser la réalité.

 

La réalité est ce qu’elle est. Ni bien, ni mal en soi.

 

Elle peut me déplaire, me déclencher dans la pensée que l’on prend pouvoir sur moi. Je peux avoir peur.

La réalité c’est que j’ai très peu de pouvoir sur ce qui est extérieur à moi.

 

Je peux choisir de m’arrêter, admettre que je suis mal et cesser de lutter contre.

 

Je suis alors présente, à l’écoute de mes émotions et de mes sensations physiques. Tandis que les pensées défilent, je les observe et les regarde passer.

 

Je ne fais rien, je me repose dans l’accueil du réel.

 

Si l’inconfort s’intensifie, je peux choisir de nouveau d’être intensément présente. L’observation de la respiration, sentir mes pieds sur le sol peuvent aider.

 

Qu’en est-il de cette liberé dont je m’estimais privée ? Le cadre est autour de moi, mais je ne m’identifie plus à lui. Je l’observe et danse avec…

« La paix intérieure commence dès l’instant où vous choisissez de ne pas laisser les autres ou les événements contrôler vos émotions ». Bouddha

Avec un profond respect et une présence aimante,

Hélène Brazil

Souffrir pour guérir ?

Souffrir pour guérir ?

Souffrir pour guérir ?

Il est facile d’abandonner le chemin de la guérison.

Voir ce qui me gêne dans mon quotidien : quelle galère !

Entrevoir ce à quoi cela me renvoie : à quoi bon ? Pour souffrir encore ? Non, merci, j’ai déjà donné.

Après tout, j’ai besoin d’oublier tout ça, pas de remettre le nez dedans. Ce qui me fait du ‘bien’ : me distraire… avec Facebook, la télé, des films, la musique, la lecture, de l’alcool…

Ou bien : « le problème c’est la ‘méthode’. Il faut que je trouve quelque chose qui me va mieux (sous-entendu : où je souffre moins).

La réalité : pas de changement sans intégration ; pas d’intégration sans acceptation. Et je ne peux pas accepter ce que je m’obstine à ne pas voir.

Simplement voir, c’est le chemin de la vérité. Mais ça fait mal, surtout si une part de moi me fait la guerre quand je veux voir/admettre/accepter.

Reconnaître que nous souffrons et avons souffert est douloureux, mais la douleur peut être paisible. Accueillir la souffrance toujours présente en nous est douloureux, mais ce n’est pas nécessairement perturbant.

Les véritables changements s’opèrent progressivement et sans que nous en soyons toujours conscients. Les difficultés peuvent sembler perdurer.

Oui, le passé teinte notre façon de vivre notre présent. Mais si je suis conscient de cela, je commence à moins souffrir. Paradoxe : plus je le vois, moins il me définit.

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Pour avoir vécu cela, et le vivant encore, j’ai beaucoup de compassion et d’empathie pour chacun d’entre nous.

Alors merci.

Merci à tous ceux qui me permettent de les soutenir, de les aider et de les accompagner dans ce travail sacré.
Reconnaître et rester avec votre souffrance, ressentir votre douleur et vous observer en train de vous libérer est le plus précieux cadeau que vous m’offrez.

Avec un profond respect et une présence aimante,

Hélène Brazil

Je veux être parfaite

Je veux être parfaite

Je veux être Parfaite

 

Si j’étais parfaite, tout le monde m’aimerait, je serais en sécurité.

 

Si j’étais parfaite, je serais toujours acceptée, membre appréciée de la communauté.

 

Si j’étais parfaite, personne ne se fâcherait jamais contre moi, je n’aurais plus à lutter !

 

 Si j’étais parfaite, tout irait bien, toujours.

 

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Sauf que je ne suis pas parfaite.

 

Pourtant j’essaie comme je peux…

 

Mais, ça ne marche pas : je fais des erreurs, déclenche les autres dans la souffrance.

 

Et quand je vois cela, j’ai peur ; je me sens fatiguée, dépassée, déprimée. Je peux même me trouver paralysée.

 

C’est que les êtres humains ne sont pas parfaits. Nous sommes des œuvres en cours de réalisation. Comme nous autres, je suis sur un chemin d’apprentissage.

 

Peut-être qu’au-delà de la “perfection” se trouve la liberté…

 

Au-delà du “faire” (par-faire), il y aurait l’être… de l‘être humain.

 

Quand je fais un pas, j’apprends donc, j’apprends cette liberté-être.

 

Quand je fais un pas en prenant ma peur par la main, d’abord je vois et j’admets mon désir d’être parfaite… depuis la boue où je me trouve.

 

Quand je pose des actes, avec mes peurs, en les accueillant sans pour autant être déterminée par elles, je grandis un peu et je vois la beauté autour du moi, même dans la boue. Je vois que cette perfection que je voulais n’est ni belle, ni vraie.

 

J’admets que je ne suis pas parfaite, et c’est OK.

 

A la place, je choisis la vérité : de qui je suis, telle que je suis, maintenant.

 

Je choisis la vie, vivante en moi maintenant, et à chaque instant.

 

La vérité rend entier et fluide. La perfection fige et parcelle.

 

Je choisis la vérité de ce qui est.

 

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“Tout le monde veut être libre, mais très peu sont prêts à payer le prix” – C. Portelance

 

 

Hélène Brazil

 

Comment ça va ?

Comment ça va ?


Comment ça va ?

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été mal en entendant quelqu’un me poser cette question : « comment ça va ? ».

 

La plupart du temps, je ne réponds pas. Je suis comme paralysée.

 

J’ai compris très tôt que parler de certaines de mes émotions n’était pas bienvenue. Je n’étais ni accueillie ni entendue. J’ai observé que je ne pouvais pas être aimée avec des émotions dites ‘négatives’.

 

Très vite, j’ai appris à me taire, à nier ou à anesthésier mes émotions ; au mieux à tenter de les ‘justifier’.

 

Comme si la peur, la joie, la tristesse… avaient besoin d’une justification pour être là !

 

C’est un fait établi : les émotions viennent et s’en vont comme la marée… C’est presque une définition de la ‘normalité psychologique’ chez l’être humain.

 

Aujourd’hui, je veux être vraie. Je reconnais que je me sens triste.

 

Je me donne le droit de sentir cette tristesse sans chercher à la comprendre, sans l’analyser ou vouloir la faire partir.

 

J’observe que dans mon entourage peu de personnes sont capables de m’entendre simplement. Quelqu’un qui exprime sa tristesse semble déranger, faire peur. Ceux qui m’écoutent exprimer la tristesse voudraient aussitôt me rassurer, minimiser ce que je ressens, ou encore m’interdire de l’exprimer !

 

C’est que l’on est impuissant face à l’émotion de l’autre et cela peut nous faire souffrir… Alors, pour enlever cette souffrance-là, je dois en faire disparaître le déclencheur : l’émotion de l’autre.

 

Et à force de vouloir faire disparaître mon émotion de tristesse, je finis par me faire disparaître, moi.

 

« Triste à en mourir ».

 

Quand je tente de repousser cette tristesse, je me sens fatiguée, démotivée. Je peux me distraire quelques minutes. Mais rien n’y fait vraiment. Je finis par voir que je n’ai goût à rien.

 

Quand je repousse ou résiste, la souffrance peut devenir extrême, ‘jusqu’à en mourir’.

 

Si je l’accueille pleinement, j’ai alors accès à mon cœur et à mon âme. Je suis à nouveau en vie, vraie et entière.

 

Le choix est mien. Je choisis d’accueillir ce qui est.

 

Je suis triste, et heureuse de l’être.

 

 

 

“Les larmes sont des mots qui ont besoin d’être écrits.”

“Tears are words that need to be written.”
― Paulo Coelho

 

Hélène Brazil

 

Le bonheur des autres ou le malheur de soi

Le bonheur des autres ou le malheur de soi


Le bonheur des autres ou le malheur de soi

Certaines nuits je dors mal. Je peux alors me lever fatiguée et subis une véritable invasion de pensées négatives.

Chaque action paraît me demander un effort considérable. Je suis ‘de mauvaise humeur’ et ne supporte aucune contrariété.

Quand les personnes que j’aime s’approchent de moi avec grand sourire et bras ouverts en guise de bonjour, je vois que j’ai comme l’envie de mordre, de me plaindre ou carrément de retourner au lit pour éviter de faire face.

La rencontre avec une personne heureuse peut me déclencher… dans quelque chose d’agréable, ou de désagréable.

Cet ‘autre’, de par son bonheur contagieux, peut rapidement faire ressortir mes zones d’ombres.

Et si je reste inconsciente ou dans le refus de ce que je vis, je rejette, et peux même accuser l’autre d’être heureux alors que moi, je me sens mal !

Mais il est possible de prendre le temps d’observer, en présence. Je peux alors m’apprivoiser à la bienveillance qui m’est offerte… et peux même trouver du soutien et du réconfort dans ce malaise !

Oui, il est possible de revenir à qui je suis réellement… et de pouvoir enfin me reposer et me nourrir.

Il est possible de m’ouvrir à l’entraide et de tendre ainsi vers la lumière, avec l’autre.

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Vous êtes-vous déjà senti agacé(e) par le sourire d’un autre ?
Avez-vous éprouvé des sentiments agressifs face à la joie exprimée d’un autre ?
Vous est-il arrivé de penser que le bonheur puisse être futile, voire dangereux ?

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Il est possible de choisir entre :

« L’enfer, ce sont les autres. » – Jean-Paul Sartre

Ou :
“Tout ce que vous avez à faire, c’est d’accepter complètement ce moment. Vous êtes alors à l’aise avec ce qui se passe ici et maintenant, et avec vous-même” – Eckhart Tolle

 

Hélène Brazil