Souffrir pour guérir ?
Il est facile d’abandonner le chemin de la guérison.
Voir ce qui me gêne dans mon quotidien : quelle galère !
Entrevoir ce à quoi cela me renvoie : à quoi bon ? Pour souffrir encore ? Non, merci, j’ai déjà donné.
Après tout, j’ai besoin d’oublier tout ça, pas de remettre le nez dedans. Ce qui me fait du ‘bien’ : me distraire… avec Facebook, la télé, des films, la musique, la lecture, de l’alcool…
Ou bien : « le problème c’est la ‘méthode’. Il faut que je trouve quelque chose qui me va mieux (sous-entendu : où je souffre moins).
La réalité : pas de changement sans intégration ; pas d’intégration sans acceptation. Et je ne peux pas accepter ce que je m’obstine à ne pas voir.
Simplement voir, c’est le chemin de la vérité. Mais ça fait mal, surtout si une part de moi me fait la guerre quand je veux voir/admettre/accepter.
Reconnaître que nous souffrons et avons souffert est douloureux, mais la douleur peut être paisible. Accueillir la souffrance toujours présente en nous est douloureux, mais ce n’est pas nécessairement perturbant.
Les véritables changements s’opèrent progressivement et sans que nous en soyons toujours conscients. Les difficultés peuvent sembler perdurer.
Oui, le passé teinte notre façon de vivre notre présent. Mais si je suis conscient de cela, je commence à moins souffrir. Paradoxe : plus je le vois, moins il me définit.
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Pour avoir vécu cela, et le vivant encore, j’ai beaucoup de compassion et d’empathie pour chacun d’entre nous.
Alors merci.
Merci à tous ceux qui me permettent de les soutenir, de les aider et de les accompagner dans ce travail sacré.
Reconnaître et rester avec votre souffrance, ressentir votre douleur et vous observer en train de vous libérer est le plus précieux cadeau que vous m’offrez.
Avec un profond respect et une présence aimante,
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