Libre entre mes murs

Libre entre mes murs

Libre entre mes murs

 

Tandis que la France entre à nouveau en période de confinement, j’observe combien il m’est douloureux d’accepter cette réalité.

 

Depuis hier, je “digère” l’information et observe beaucoup d’intensité et de changement dans mes émotions. J’observe aussi les histoires que mon mental fabrique.

 

Tandis que nos libertés individuelles extérieures sont à nouveau limitées et contrôlées, je me vois happée dans de vieux schémas : tendance à refuser la réalité et à me perdre dans la pensée.

 

Dans cette nouvelle période que l’on peut juger “chaotique”, nous avons tous besoin d’être encore plus présents, encore plus conscients de ce qui se joue pour nous en arrière plan, afin de rester concentré sur l’essentiel : la paix et la liberté qui émergent lorsque nous sommes présents.

 

En restant centrée, à la fois dans l’accueil de la réalité immédiate ET dans l’espace qui l’accueille, je peux alors être consciente de qui je suis : être de paix.

Sans aucun effort, la Présence elle-même nous libère de nos vieux schémas et permet une transformation intérieure.

 

Nous pouvons tous contribuer à un monde meilleur, dans l’harmonie et la paix. Cela commence ici et maintenant, à partir de soi.

 

De tout cœur avec l’Humanité,

A bientôt,

Hélène Brazil

Engagez-vous!

Engagez-vous!

Engagez-vous dans votre chemin de guérison !

 

Depuis des années, je vois les propositions de développement personnel, pratiques de pleine conscience et guérisons intérieures fleurirent et devenir presque omniprésentes.

Il y en a tant que je suis, par moment, confuse. Une partie de moi peut se sentir presque “forcée” à devenir consciente et guérir.

… comme si il y a avait un message sous-entendu : “si tu n’es pas en paix, heureuse et toujours souriante, quelque chose ne va pas chez toi”. Comme si je devais absolument faire quelque chose vite, pour atteindre l’état souhaité.

… comme si j’avais à choisir une solution déjà prête pour moi, proposée par de nombreux “sauveurs”.

Mais après suivi chaque “solution”, malgré tout mon investissement en temps, énergie, et argent, je retombais souvent dans mes habitudes et mes difficultés…

… et, du coup, je me sentais encore plus mal et découragée, car “j’avais tout essayé”.

Attendre que la guérison vienne de l’extérieur ne fait que renforcer notre souffrance.

Guérir demande de l’engagement, de l’honnêteté, de la persistance et la volonté de regarder sa propre obscurité.

Bien sûr, on peut demander de l’aide, du soutien et de la compassion.

Mais je suis la seule responsable de ma guérison et la seule à pouvoir parcourir le chemin qui est le mien.

 

Hélène Brazil

Tout est déjà là … et je ne prends pas le temps d’écouter!

Tout est déjà là … et je ne prends pas le temps d’écouter!

Tout est déjà là… et je ne prends pas le temps d’écouter !

Pendant des années, j’ai consacré beaucoup d’énergie, temps et argent pour me changer afin d’atteindre un état spécifique de conscience/présence et vivre ainsi une vie heureuse, saine et vibrante. Seulement, je n’écoutais pas ce qui était déjà là.

Je n’écoutais pas parce que cela faisait mal. Inconsciemment, j’étais accrochée à des expériences passées, à des systèmes de croyances et à de vieux conditionnements. Et je n’avais pas envie de voir cela.

Plus je voulais être ailleurs, plus je tentais de me couper de là où j’étais déjà. Et plus je faisais cela, plus je finissais en grande difficulté avec mon quotidien.

Plus je voulais agir autrement, plus je me retrouvais à agir de la même façon.

Je n’écoutais pas.

Je me jugeais et me critiquais. J’attendais que quelque chose d’autre émerge. Je voulais être différente de ce que je croyais être.

Je n’écoutais pas les parties de moi qui avaient mal.

Aujourd’hui, être capable de faire une pause, m’asseoir, respirer et écouter ma propre vérité est un chemin sacré. C’est vrai que cela n’est ni confortable ni toujours facile. Par moment, c’est vraiment douloureux, confus et effrayant. Je peux alors être prête à tout abandonner et retourner à mes habitudes: les conflits internes, les comportements réactifs… avec leurs propres limites et peurs.

Quand j’écoute, je sens la douleur, la tristesse, la colère et la honte.

Quand j’écoute, je peux aussi voir et sentir la beauté. Je peux voir et sentir l’amour.

Quand j’écoute, je peux me connecter avec mon être infini. Je peux me connecter avec qui je suis.

Quand j’écoute, ma perspective change et je découvre que ce à quoi je résistais était mon meilleur allié. Ce que je rejetais servait à me protéger pendant des années. Cette part de moi m’avait gardé en vie et a forgé une grande partie de ma personnalité aujourd’hui.

Quand j’écoute, je peux exprimer ce qui est là pour moi : émotions déclenchées aujourd’hui et sensations stockées, parfois pendant des années. Et quand je fais cela je m’offre un espace… pour plus d’amour, de compassion, de joie et de créativité.

Quand j’écoute, mon intelligence descend et devient conscience calme, prête à agir à partir de cet espace d’amour infini.

Quand je n’écoute pas, j’ai de la chance : la Vie m’envoie des rappels. Elle m’aide en m’envoyant de nouveaux défis. Face aux défis, je peux de nouveau résister et souffrir encore, ou bien accueillir avec gratitude.

En écoutant, je peux choisir d’être présente et y revenir. C’est un engagement vis à vis de moi-même.

Je peux choisir d’être présente en respirant consciemment, en écoutant ce qui est vivant en moi, avant d’agir.

Quoi que je décide, quelque que soit ma prochaine étape, je suis alors prête.

L’action juste naît de la présence juste.

 

Hélène Brazil

 

Qu’est-ce qui ne va pas chez moi?

Qu’est-ce qui ne va pas chez moi?

Qu’est-ce qui ne va pas chez moi?

What’s wrong with me?

 

Je me surprends par moments à me poser cette question : Qu’est-ce qui ne va pas chez moi?

Quand je me sens en forme, pleine d’énergie et enthousiaste, je ne suis pas dérangée par cette pensée. C’est à peine si j’y prête attention.

Quand la fatigue, la tension ou la douleur sont là, je ne suis pas toujours consciente ni dans l’acceptation de ce qui se passe. Je peux alors vite être embarquée dans une pensée automatique: qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ?

Quand je n’accepte pas ce qui se passe, je m’identifie à mes pensées : j’en souffre et me condamne.

Je pense être déprimée ou fatiguée. Et en même temps je pense que je ne devrais pas l’être.

Je suis prisonnière d’une croyance quasi-universelle : pour être heureuse et en paix je dois me sentir bien. La vie doit toujours être agréable.

Mon mental se nourrit de ce phénomène énergétique où je me vois tourner en rond. Je crois que je suis bloquée et peux perdre espoir.

Tout cela semble si réel… et pourtant n’est qu’une illusion.

La seule chose qui existe réellement est cet instant dans lequel je perçois. Mon corps et mes émotions sont réellement là. En les accueillant totalement – sans avoir à étiqueter – je suis l’instant présent.

Mon corps reçoit la réalité autour de moi : toucher, goût, odeur, sons, formes.

La pensée n’est pas la réalité : c’est une appréciation de l’expérience.

Dans la présence, sans pensée qui me dirige, je suis.

Si je me vois prise de nouveau dans des pensées, j’observe cela, et je peux revenir aux sensations physiques.

Ma présence au corps permet de faire l’expérience directe de ce qui est.

Je ne suis pas obligée de croire mes pensées. 

Quand je permets à ce qui est d’être, je suis libre.

Hélène Brazil