Le bonheur des autres ou le malheur de soi

Le bonheur des autres ou le malheur de soi


Le bonheur des autres ou le malheur de soi

Certaines nuits je dors mal. Je peux alors me lever fatiguée et subis une véritable invasion de pensées négatives.

Chaque action paraît me demander un effort considérable. Je suis ‘de mauvaise humeur’ et ne supporte aucune contrariété.

Quand les personnes que j’aime s’approchent de moi avec grand sourire et bras ouverts en guise de bonjour, je vois que j’ai comme l’envie de mordre, de me plaindre ou carrément de retourner au lit pour éviter de faire face.

La rencontre avec une personne heureuse peut me déclencher… dans quelque chose d’agréable, ou de désagréable.

Cet ‘autre’, de par son bonheur contagieux, peut rapidement faire ressortir mes zones d’ombres.

Et si je reste inconsciente ou dans le refus de ce que je vis, je rejette, et peux même accuser l’autre d’être heureux alors que moi, je me sens mal !

Mais il est possible de prendre le temps d’observer, en présence. Je peux alors m’apprivoiser à la bienveillance qui m’est offerte… et peux même trouver du soutien et du réconfort dans ce malaise !

Oui, il est possible de revenir à qui je suis réellement… et de pouvoir enfin me reposer et me nourrir.

Il est possible de m’ouvrir à l’entraide et de tendre ainsi vers la lumière, avec l’autre.

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Vous êtes-vous déjà senti agacé(e) par le sourire d’un autre ?
Avez-vous éprouvé des sentiments agressifs face à la joie exprimée d’un autre ?
Vous est-il arrivé de penser que le bonheur puisse être futile, voire dangereux ?

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Il est possible de choisir entre :

« L’enfer, ce sont les autres. » – Jean-Paul Sartre

Ou :
“Tout ce que vous avez à faire, c’est d’accepter complètement ce moment. Vous êtes alors à l’aise avec ce qui se passe ici et maintenant, et avec vous-même” – Eckhart Tolle

 

Hélène Brazil

 

Rendre Grâce pour l’inconnu

Rendre Grâce pour l’inconnu

Rendre Grâce pour l’inconnu

 

Il y a quelques temps, j’avais un avion à prendre. J’avais donc prévu mon voyage, préparé mes bagages, choisi mon heure de départ. Je pensais être prête.

 

La réalité a été toute autre.

 

Je n’avais pas anticipé les accidents sur la route, pensé à l’heure de pointe, à la foule présente à l’aéroport, à la difficulté d’enregistrer mes bagages jusqu’à ma destination finale, à la valise retenue par la sécurité, …

 

D’un sentiment de contrôle, je me suis retrouvée dans un sentiment d’impuissance, qui a généré de la peur.

 

Tous ces éléments extérieurs à moi étaient hors de ma portée. Je ne pouvais pas les changer.

 

Il y a quelques années de cela, j’aurais paniqué, je serais probablement devenue désagréable voire agressive auprès des différents interlocuteurs, que j’aurais tenus pour responsables de ma situation.

 

Cette fois-ci, j’ai consciemment admis que je ne pouvais ni contrôler ni modifier ces éléments extérieurs.

Plutôt que d’utiliser mon énergie à tenter de contrôler ou de blâmer, j’ai choisi de rediriger mon attention sur ma respiration, et sur l’espace entre mes pensées. J’ai accepté que j’étais foncièrement impuissante … et j’ai reconnu que je pouvais agir sur mon état intérieur, au présent.

 

J’ai vu que ma réaction au stress diminuait ; j’éprouvais de la gratitude pour toute l’aide reçue et pour les personnes impliquées, et j’ai vu que, finalement, j’ai pu monter dans l’avion.

 

 

Est-ce que cela vous arrive de vouloir tout programmer, anticiper, gérer, contrôler ?

 

En quoi cela vous aide-t-il ?

 

Que se passe-t-il quand les choses ne se passent pas comme prévu ?

 

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Danser avec l’inconnu me permet de rester en paix avec moi-même et avec ce qui est, autour de moi.

 

En observant mon désir de « tout contrôler », je laisse grandir l’espace pour accueillir, recevoir et être émerveillée par l’univers qui m’offre tout.

 

Hélène Brazil

Pardonner n’est pas valider

Pardonner n’est pas valider

Pardonner n’est pas valider

 

Quand j’étais enfant, j’ai entendu cette histoire où Jésus tendait sa 2ème joue après avoir été frappé sur la première.

Je n’ai pas compris.

Les adultes m’expliquaient « il faut pardonner ».

Je ne comprenais toujours pas.

 

Plus tard, j’ai entendu : « tu ne peux pas guérir si tu ne pardonnes pas. Tu dois pardonner ». C’était difficile, mais je voulais tant guérir que je tentais de m’y appliquer…

 

Récemment, après avoir entamé des démarches légales de dépôt de plainte, j’ai observé à de nombreuses reprises des personnes réagir violemment avec le message « tu devrais pardonner plutôt que de condamner ».

 

Je vois qu’il y a une grande confusion sur ce qu’est le pardon.

 

 

Une certaine idée du pardon peut être utilisée comme moyen de nous détourner de la douleur toujours présente en nous suite à des événements traumatisants. Cette fausse idée du pardon ressemble au peintre, qui sans prendre le temps d’assainir les murs moisis d’une maison, met plusieurs couches de peinture blanche par-dessus le tout.

 

Cette fausse notion du pardon peut aller jusqu’à protéger les agresseurs… au prix d’un déni renouvelé de nos blessures. Cela peut nous maintenir dans un rôle de victime. C’est douloureux d’en rester là, mais au final moins que d’avoir à accueillir la douleur et se mettre debout avec.

 

Pardonner fait partie du chemin de la guérison, oui. Mais il est conséquence et non cause. Le premier pas est toujours la vérité : nommer le mal, les actes, les acteurs et les victimes, et sans aller trop vite. On ne peut pas faire l’économie d’une reconnaissance explicite et plénière. Si on fait cela, on remet encore de la peinture.

 

Le mot pardon s’explique lui-même : par-dessus, au-delà du don. Mais ce don est d’abord à nous-même, un don de vérité. Quand on va « au-delà », on le fait en traversant la vérité du mal, non en passant par-dessus.

 

 

Alors, le pardon peut se faire dans le choix doux et conscient de lâcher tout ressentiment vis à vis des personnes concernées. Mais jamais aux dépens de moi-même.

 

 

Parce que « la douleur est inévitable et que la souffrance est une option » (Buddha), je nous souhaite à chacun d’être libre et en paix.

 

Hélène Brazil

Calme ta Joie, nous disait-on !

Calme ta Joie, nous disait-on !

‘Calme ta joie’ nous disait-on

 

 

Récemment je lisais dans “L’art du Bonheur”- Le Dalaï Lama et Howard C. Cutler – une citation de Freud qui m’a interpellé. Je la partage avec vous ici :

« Il n’est point entré dans le plan de la Création que l’homme soit heureux”. Freud ajoutera que le mieux que l’on puisse espérer « en cas de succès, est de transformer la misère hystérique en malheur banal ».

 

Plus je lis cela, plus je comprends pourquoi nous sommes nombreux à retarder ou abandonner notre quête du bonheur.

 

Être heureux demande de l’effort, de l’engagement, de la persistance et beaucoup de patience.

Être heureux ne signifie pas avoir plaisir. Il y a des moments inconfortables, douloureux. Être heureux demande que l’on fasse des choix.

 

Être heureux, c’est sentir toute notre humanité et choisir de nous nourrir de notre nature profonde = la compassion et l’amour.

 

Comment choisir cette voie si une part de nous continue de croire – même inconsciemment – que le bonheur n’existe pas ?

Comment persister si le résultat attendu ne sera qu’un « malheur banal » ?

 

Incarner le bonheur vient à l’encontre d’un système préétabli. Combien de fois en tant qu’enfant avons-nous entendu « Calme ta joie » ?

La joie n’est pas toujours bienvenue.

 

Et pourtant …

 

La joie est une expression réelle de qui nous sommes.

“Happiness is your nature. It is not wrong to desire it. What is wrong is seeking it outside when it is inside.” ― Sri Ramana Maharshi / « La joie est votre nature. Il n’est pas mal de la désirer. Ce qui ne va pas c’est de la chercher à l’extérieur quand elle est à l’intérieur » – Sri Ramana Maharshi – (Traduit par moi-même).

Notre travail est de permettre à la joie d’éclore, en deçà de toutes nos constructions mentales, puis de la cultiver.

La joie est un art. Et j’ai à cœur de la célébrer.

 

« La douleur est inévitable. La souffrance est une option » Buddha.

 

Chacun est libre de choisir comment il souhaite mener sa vie. Mon engagement est d’aider et soutenir toute personne qui choisit d’être heureuse.

 

De tout cœur,

 

Hélène Brazil

J’ai raison. C’est tout !

J’ai raison. C’est tout !

 

J’ai raison. C’est tout !

 

Lors d’un enseignement récent avec Eckhart Tolle, j’ai entendu : “L’égo n’a aucun intérêt en la vérité. Son seul intérêt est d’avoir raison.”  (The School of Awakening).

 

Cette simple phrase énoncée par Eckhart Tolle a pris tout son sens pour moi et est venue éclairer ce que j’observe en moi et autour de moi.

 

Peu de jours auparavant, dans un de mes groupes de coaching, une de mes collègues partageait combien elle se sentait limitée par son besoin d’avoir raison.

 

Pour la plupart d’entre nous, nous voyons les choses en noir et blanc : le monde, les situations, les autres, les émotions. C’est bien ou c’est mal, c’est positif ou c’est négatif, c’est du yin ou du yang.

 

Notre “identité” même s’est construite sur cette base-là.

 

Cette façon de réduire la réalité en objets que je juge ‘bon’ ou ‘pas bon’ limite le champ des possibles et m’amène à faire des choix, bien souvent source de souffrance.

 

Il est possible de vivre autrement.

 

Je peux observer ce besoin d’avoir raison. Je peux alors choisir la curiosité et découvrir que, au-delà de mes conditionnements, d’autres façons de répondre sont possibles. Je me libère ainsi de mes réactions automatiques.

 

Je commence à agir avec discernement et créativité.

 

C’est le début de la transformation.

 

‘L’esprit intuitif est un don sacré et l’esprit rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don.’   Albert Einstein

 

Hélène Brazil

 

Publiée par Hélène Brazil – Créatrice de Between Earth and Mother® – beamalive.com/Francophone/