Qu’est-ce qui ne va pas chez moi?

Qu’est-ce qui ne va pas chez moi?

Qu’est-ce qui ne va pas chez moi?

What’s wrong with me?

 

Je me surprends par moments à me poser cette question : Qu’est-ce qui ne va pas chez moi?

Quand je me sens en forme, pleine d’énergie et enthousiaste, je ne suis pas dérangée par cette pensée. C’est à peine si j’y prête attention.

Quand la fatigue, la tension ou la douleur sont là, je ne suis pas toujours consciente ni dans l’acceptation de ce qui se passe. Je peux alors vite être embarquée dans une pensée automatique: qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez moi ?

Quand je n’accepte pas ce qui se passe, je m’identifie à mes pensées : j’en souffre et me condamne.

Je pense être déprimée ou fatiguée. Et en même temps je pense que je ne devrais pas l’être.

Je suis prisonnière d’une croyance quasi-universelle : pour être heureuse et en paix je dois me sentir bien. La vie doit toujours être agréable.

Mon mental se nourrit de ce phénomène énergétique où je me vois tourner en rond. Je crois que je suis bloquée et peux perdre espoir.

Tout cela semble si réel… et pourtant n’est qu’une illusion.

La seule chose qui existe réellement est cet instant dans lequel je perçois. Mon corps et mes émotions sont réellement là. En les accueillant totalement – sans avoir à étiqueter – je suis l’instant présent.

Mon corps reçoit la réalité autour de moi : toucher, goût, odeur, sons, formes.

La pensée n’est pas la réalité : c’est une appréciation de l’expérience.

Dans la présence, sans pensée qui me dirige, je suis.

Si je me vois prise de nouveau dans des pensées, j’observe cela, et je peux revenir aux sensations physiques.

Ma présence au corps permet de faire l’expérience directe de ce qui est.

Je ne suis pas obligée de croire mes pensées. 

Quand je permets à ce qui est d’être, je suis libre.

Hélène Brazil

 

La Paix n’est pas l’absence de conflit

La Paix n’est pas l’absence de conflit

La Paix n’est pas l’absence de conflit

 

Quand je me suis rendue compte que la paix n’était pas l’absence de conflit, j’ai grandi en liberté.

 

Pour moi, et pendant longtemps, “guérir” voulait dire arrêter la souffrance. Je ne voulais plus sentir. Ni la douleur, ni la peine, ni la colère.

Je voulais “avoir la paix”. Mais je n’étais pas en paix.

 

Pour “avoir” cette paix, je refusais d’accueillir la plupart de mes émotions, pensées, jugements. Seuls étaient permis ceux qui me laissaient en paix. Les autres étaient rejettés.

 

J’étais en lutte constante entre ce que je pensais être bien et mal. Comme je ne gagnais pas la bataille, j’étais découragée. Et épuisée.

 

Souvent mes clients me demandent pourquoi est-ce si important d’accueillir ce qui est, alors que cela fait souffrir. Pourquoi ne pas simplement “penser positif” et cultiver le calme ?

 

La Paix n’est pas l’absence de conflit. Elle émerge lorsque j’admets simplement que ce qui est, est. Mon accueil honnête et radical de l’instant présent laisse place à la paix qui est déjà là.

 

Lorsque j’observe la douleur dans l’instant, le chemin s’ouvre vers une liberté inouïe.

 

L’accueil de la vérité de ce qui est, m’ouvre à la beauté de qui je suis.

“La douleur est inévitable. La souffrance est une option”.

 

Hélène Brazil

 

De mon coeur au vôtre

De mon coeur au vôtre

De mon coeur au vôtre

 

Certains d’entre vous m’ont rencontré il y a longtemps, d’autres plus récemment et d’autres pas encore.

Il y a une vingtaine d’années, je choisissais d’entamer un travail thérapeutique sur moi-même. Je voulais être heureuse et libre. Je voulais guérir de mon passé et aller de l’avant. Je voulais changer.

J’ai rencontré différents professionnels de la santé mentale et physique. J’en ai aimé certains. J’en ai détesté d’autres.
Certains m’ont marqués par leur écoute, leur efficacité et leur bienveillance ;  d’autres par leur rigidité intellectuelle et leur manque de compassion.

Avec chaque professionnel rencontré, j’ai appris et grandi.

Pendant tout ce temps, j’avais un seul objectif : atteindre le bonheur et être parfaitement en paix.

Mon parcours n’a pas toujours été agréable ni confortable.

Par moments, je me suis sentie découragée, prête à abandonner. Parfois, je me suis sentie isolée et déconnectée du monde.

J’attendais la fin du travail, je voulais accéder à la paix, comme une fin en soi.

Grâce à de nouvelles pratiques et rencontres, je me suis reconnectée à ma vraie nature. Après des années de souffrance dans la solitude, j’ai choisi d’être heureuse.

Depuis 10 ans, j’accompagne mes clients individuellement et en groupe. Ma proposition est riche d’enseignement et de pratiques. Mon accueil est bienveillant et mon cœur ouvert.

 

Hélène Brazil

 

L’estime de soi… et après

L’estime de soi… et après

L’estime de soi… et après

 

Longtemps, je portais des jugements et des étiquettes très dures à mon encontre. Tout y passait : mes actes, mes relations, mes mots, mon apparence. Et presque toujours, les messages étaient négatifs.

Je me jugeais comme n’étant pas à la hauteur, inférieure, incapable, non aimable… Rares étaient les occasions où je m’appréciais.

Chaque expérience que je vivais semblait renforcer les images que j’avais de moi-même.

J’avais tant besoin d’être appréciée et aimée… et je déterminais ma valeur à partir de l’extérieur de moi-même :

  • de conformité ou de reconnaissance de la “société”
  • jugements de l’école ou du monde professionnel en fonction des “résultats”
  • qui posent des étiquettes du “bien” et du “mal”
  • qui se basent sur les “rôles” et les actes.

Je me suis laissée définir et submerger par tout cela. Du coup, j’en souffrais. Beaucoup.

En choisissant d’être heureuse et libre, je m’ouvre à la Réalité. J’observe ces jugements qui avaient guidé mes actes, mes choix et mes rencontres. Plus j’accueille ces expériences passées, plus je m’y vois détachée. Je découvre ma vraie nature.

Je continue de me reconnaître, tout en voyant que ma propre estime n’est qu’une construction mentale à partir des idées, des valeurs ou des jugements. Mon estime peut être positive ou négative, valorisante ou dévalorisante. A chaque fois, elle est déterminée par les idées que je me fais de ce qui est bien ou mal, bon ou mauvais.

Quand je suis… qui je suis, j’observe que je n’ai pas besoin d’estime de moi, ni d’encouragement, ni de félicitation. Je n’ai besoin de rien car je suis complète et entière, de nature.

Pour vivre et demeurer dans cet état de grâce, je lâche toute croyance dans les pensées ou les jugements, qu’ils soient intérieurs ou extérieurs.

Je suis enfin libre d’être et de laisser réaliser ce qui naît de ma vraie nature. J’éprouve de la joie, de la gratitude, et de l’amour vis à vis de moi-même. Sans pour autant que cela me détermine, non plus!

 

Hélène Brazil

 

Revenir à la Terre-Mère

Revenir à la Terre-Mère

Revenir à la Terre-Mère

 

Quand je suis prise dans une tempête, je me rends compte combien il est facile de me laisser emporter.

Je peux rapidement me perdre dans ce tourbillon en portant d’abord mon attention sur les “causes extérieures” de la situation.

Mon mental adore ressasser le passé et imaginer des problèmes futurs.

A cet instant-là, je ne suis plus dans mon corps. Je ne suis plus reliée, ni à la Terre ni au ciel.

Cela me fatigue de croire que ce qui ne fait qui passer est une vérité absolue.

A l’inverse, au moment où la tempête arrive, je peux choisir de focaliser mon attention sur le cœur de mon être. Je peux m’appuyer sur mes sensations physiques pour rester ancrée dans la réalité de l’instant.

Je deviens alors l’arbre, centré et enraciné, qui peut tanguer au gré du vent, sans pour autant perdre sa nature. Je peux ainsi observer et accueillir ce qui est, sans croire que je suis déterminée par l’extérieur.

Je peux ainsi laisser la Vie me transformer… plus vivante après chaque tempête.

En me connectant à la lumière qui se trouve au cœur de moi-même, je m’ouvre à l’énergie de guérison, et je chemine.

Je reviens à ce qui est, à celle que je suis, à partir de mon cœur et non pas de mon mental. Je peux enfin me reposer.

Hélène Brazil

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Comment tout cela résonne en vous?

Quels sont vos doutes, vos peurs ou vos croyances bloquantes?

Vous sentez-vous libre?

 

 

“Si vous avez du désespoir dans votre cœur, ouvrez-le à la paix et à l’énergie de pleine conscience de la sangha (communauté).

Nous n’avons pas besoin de rester comme une goutte d’eau.

Nous nous asseyons ici pour laisser l’énergie collective nous entourer et porter notre souffrance.

En étant ici et détendus, nous devenons la rivière”.

—Thich Nhat Hanh, extrait de Body and Mind Are One